.: Le Prophète Mouhammad 2 :. - Amicale Swiss-Muslim 1421

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Le Prophète Mouhammad,



- Le Comportement du Prophète -

Anas rapporte : "Le Prophète était miséricordieux, tenait sa promesse et s’il possédait quoi que ce soit, il le donnait."

D'après Jabir Ibn 'Abdoullah : " Le Prophète
Mouhammad n'a jamais répondu par la négative à une demande". Un homme vint lui demander l'aumône : "Je n'ai rien sur moi, lui répondit-il, mais va acheter à crédit à mon nom et s'il nous vient quelque chose, nous le rembourserons".  

Lorsque le Prophète
recevait quelque bien, il ne trouvait de répit qu’après l’avoir offert à autrui. Oum Salamah, la femme du Prophète rapporta qu’un jour, le Messager rentra à la maison, l’air soucieux. Elle lui demanda ce qui n’allait pas, et il répondit que les sept dinars qu’il avait reçus la veille, étaient restés sur son lit jusqu’au soir sans avoir été distribués. Son cœur ne s’apaisa que lorsque la somme fut distribuée.

Un jour, un bédouin tira brutalement le Prophète Mouhammad
par son habit, dont le col de lui causa des rougeurs au cou, et lui cria : "Charge mes deux chameaux que voici du bien d'Allah que tu as. Tu n'auras pas chargé alors de ton bien ou de celui de ton père !" Le Prophète, très indulgent à son égard, lui répondit : "Le bien est le bien d'Allah et je suis Son adorateur. Mais il pourrait t’être demandé réparation, ô bédouin, de ce que tu m'as fait".  "Non, (il n'en sera rien)" dit l'homme".  "Et pourquoi", reprit le Prophète.  "Parce que tu ne réponds jamais au mal par le mal" répondit-il. Le Prophète rit alors et ordonna de lui charger un chameau d'orge et l'autre de dattes.

Le prophète
ne se mettait jamais en colère (sauf en ce qui concernait la religion), et si on lui faisait du tort, il était prompt à pardonner.

Zayd ibnou Sa'na, un savant juif de Médine vint au Prophète exiger sa créance. Il tira le Messager par l'habit, le prit au col brutalement et lui dit avec dureté : "Vous, les Bani Abdoul-Mouttalib, vous différez et remettez toujours à plus tard le remboursement de vos dettes !". Omar Ibn Al-khattab qui accompagnait le Prophète Mouhammad alors, réprimanda l’homme très durement. Le Prophète sourit en disant  Omar : "Lui et moi, nous avons plus besoin d'autre chose de ta part, Ô Omar : Que tu me recommandes à moi de bien régler ma dette, et à lui de réclamer son dû d’une meilleure façon". Puis il ajouta : "Il reste (en réalité) au terme (de la dette) trois (jours)". Et il ordonna à 'Omar  de le rembourser et de lui donner en plus vingt mesures (Saâ).

Ce comportement fut la cause de l'entrée dans l'islam de cet homme qui disait : "Il ne manquait aucun parmi les signes de la prophétie du Prophète Mouhammad
que je ne reconnus, sauf deux : sa mansuétude qui prime sa colère et le surplus d'emportement aveugle, ne fait qu'ajouter à son indulgence. Ainsi, je l'éprouvai avec cette histoire de dette, et je le trouvai alors tel que décrit (dans les anciens livres). Quand à ma dette, donnez-la aux pauvres parmi les musulmans." Rapporté par Ibn Hibbân.  

Abou Hourayra rapporte que le Prophète Mouhammad
a dit : "J’ai été envoyé comme miséricorde et non pas comme un châtiment."

Aïcha l’épouse du Prophète Mouhammad
rapporte, dans les recueils de Hadiths authentiques : "Le Prophète ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur." Il n’y avait aucune place à la rancune dans son noble cœur.

Elle rapporte aussi: "Chaque fois qu'on a laissé au Messager de Dieu, le Prophète Mouhammad
, le choix entre deux solutions, il en prenait toujours la plus aisée. Quand c'était un péché il en était le plus éloigné. Le Messager ne s'est jamais vengé pour lui-même, mais quand les limites sacrées de Dieu était transgressés."

Dieu dit dans le Qour’an : "Voilà qu’il vous est venu un Messager d’entre vous. Il lui coûte de vous voir peiner. Il veille jalousement à votre sauvegarde et est plein de compassion et de miséricorde pour les croyants."

Le Prophète Mouhammad
dit : "Chaque prophète avait un vœu qui fut exaucé de son vivant, et j’ai réservé mon vœu pour intercéder en faveur de ma communauté au jour du jugement."
Quand il se prosternait dans la prière, le Prophète Mouhammad
 invoquait Allah, en disant : "Ô Allah ! Ma communauté, ma communauté."

Le Prophète Mouhammad
séjourna dix jours parmi les gens de Ta’if (Ville se trouvant dans l’Est de la péninsule arabique).  Au cours de cette période, son appel à l’Islam n'épargna aucun des notables de la localité. lui disaient: "Sors de notre pays!". Ils incitèrent contre lui les badauds  et les simples d'esprit. Au moment où le Prophète Mouhammad allait repartir, les nigauds et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Ils se mirent à lui adresser des grossièretés à lui jeter des pierres, le blessant aux pieds au point que ses chaussures furent tachées de sang.

Il s’arrêta à un endroit, les pieds en sang, pour invoquer Dieu. Allah lui envoya l’Ange Gabriel accompagné de l’Ange des montagnes. Ce dernier lui dit : " Ô Mouhammad ! Je ferai ce que tu désires. Si tu veux, je peux replier sur eux «Al-Akhchabayn » (deux montagnes situées près de la Mecque)."

Le prophète de la miséricorde répondit : "Je n’ai pas été envoyé comme malédiction, mais comme miséricorde (pour les univers). Je souhaite plutôt que Dieu fasse sortir de leurs reins une progéniture qui adorera Dieu l’Unique, sans rien Lui associer. Ô mon Dieu! Guide ma tribu (mon peuple) car ils ne savent pas."

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